Dans le cadre du cycle des conférences hebdomadaires « Regards de voyageurs » (Transboréal - Nature & Découvertes), Astrid Wendlandt interviendra le 17 octobre 2007 à 20 heures sur le thème "Trois séjours auprès des Nénetses, éleveurs de rennes de Sibérie". Astrid Wendlandt s'intéresse aux peuples du nord de la Sibérie depuis 2001. Lors d'un reportage pour le Financial Times sur les survivants du Goulag à Vorkuta, elle a croisé des éleveurs de rennes qui habitaient les environs : des Nénetses, cousins éloignés des Inuit du Canada et du Groenland. Ils vivent aujourd'hui comme il y a dix siècles. En suivant la migration de leurs bêtes, ils parcourent en quête de pâturages parfois plus de 1 000 kilomètres. Comment se fait-il qu'ils aient réussi à préserver leur mode de vie ancestral ? Comment les Nénetses ont-ils survécu à la tyrannie des tsars, aux répressions soviétiques et à l'anarchie de la perestroïka ? Peu de réponses se trouvaient dans les livres. Les publications sur ce peuple étaient rares en Occident. L'Arctique russe est resté fermé aux scientifiques et explorateurs étrangers pendant presque tout le XXe siècle. Pour en savoir plus, il fallait aller dans la toundra. En 2005, Astrid Wendlandt revient à Vorkuta - pour son compte cette fois. Elle part deux semaines en vezdyekhod, un véhicule à chenillettes que les Russes utilisent pour sillonner la toundra. Elle accompagne des hommes d'affaires qui troquent des produits alimentaires contre les andouillers de renne, vendus cher en Asie pour leurs propriétés aphrodisiaques. Elle voyage aussi une semaine à pied, notamment avec Vladimir, un vétéran de l'Afghanistan devenu homme des bois. En 2006, elle revient à Vorkuta et passe du côté asiatique de l'Oural, dans la péninsule de Yamal. Accompagnée du même Vladimir, elle longe à pied, en voiture et en train le chemin de fer en construction qui reliera le supergisement de gaz de Bovonenkovo et la capitale régionale de Salekhard, la voie ferrée la plus septentrionale du monde. Sur la route, ils croisent de nombreux Nénetses mais aussi des Khantis, cousins des Huns, apparentés aux Hongrois, et des Komis, un autre peuple membre de la grande famille finno-ougrienne. En septembre 2007, Astrid Wendlandt séjournera à nouveau un mois dans la toundra pour chercher en hélicoptère les enfants des campements dispersés afin de les mener à l'école. A savoir : Conférences « Regards de voyageurs » du 4ème trimestre 2007 en collaboration avec l'Institut océanographique, 195, rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée: 6euros (4euros pour les membres du club Instants Nature) Site Internet de Tranboréal : www.transboreal.
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