Tao, Zia et le grand condor

Canyon de Colca, près d’Arequipa, Pérou, du 5 au 10 octobre Je démarre ma visite du pays des cités d’or par le canyon de colca, en compagnie d’une Zia japonaise et d’un Tao Suédois. Ça commence plutôt mal, les hôtels de Chivay, rive gauche, affichent complet. C’est pas grave, direction Pinchollo, à deux heures de bus, petit bout de village oublié des guides au bord du canyon. A sept heures le samedi soir, il fait nuit, pas un chat, même gris, ni un bar, même fermé, tout le monde dort, sauf les ânes qui broutent le maigre gazon municipal. Heureusement un gars qui promène son bébé nous vend le couvert et le gîte. Nous signons le registre, le dernier client remonte à un mois, c’est dire si notre hôte est content de nous voir. les ânes de Pinchollo Le lendemain nous marchons deux heures au bord du canyon vers la croix du condor où ce volatile aime passer ses matinées à poser pour des photographes en bedaine et en tongs. Nous arrivons à temps pour admirer un troupeau de 582 touristes observant trois condors qui s’envolent dès que je dégaine mon appareil photo. faut agrandir un peu pour voir les condors qui s’éloignent sur la photo de droite Nous enchaînons par la descente proprement dite. Le canyon de colca, c’est comme le grand canyon, un grand trou plein de cactus, mais surélevé d’un bon millier de mètres, plus étroit, moins impressionnant peut-être, mais encadré par des sommets enneigés taquinant les 6000 mètres, et surtout parsemé de villages et de champs bien irrigués. Après quelques faux départs par des chemins de mule, quatre heures de descente, 1200 mètres de dénivelé, un pont suspendu et un geyser bouillonnant, nous arrivons enfin à LLahuar au fond du trou et sommes récompensés par un bain dans une piscine alimentée par une source d’eau chaude naturelle, un bon repas à base de truite du jour, et un lit bien douillet. un jacuzi 100% naturel, Zia et une asperge géante Zia n’a pas de chance, un avion à prendre et pas de camion le lundi, elle remonte à dos de mule. Tao et moi profitons un jour de plus, à glandouiller dans la rivière et la piscine, seuls, avant de repartir, une heure de marche pour trouver un camion bourré de taureaux et de locaux qui nous remonte doucement vers de nouvelles aventures.

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