J’ai deux souvenirs personnels avec Jacques Martin, un du temps où je travaillais pour une marque d’électroménager et un du temps ou je travaillais à la RFP A2. Pour le premier, nous lancions une nouvelle gamme de produit auprès du circuit de distribution et nous avions loué le théâtre de l’Empire et son AME (Jacques Martin) pour animer cette opération. 1 heure avant le début de la soirée, il est arrivé, il a demandé ce qu’il fallait qu’il fasse et a dit « rassurez-vous, ça se passera bien ». Je crois que jamais cette marque n’a eu un lancement de produit aussi réussi. Le second, lorsque j’étais à la régie, c’est après un Dimanche Martin où nous avions été invités dans les coulisses. Après cette journée épuisante et hyper-professionnelle, il est venu se joindre à nous pour boire un verre avant notre repas corporate ! Il avait avec lui quelques amis du petit rapporteur et je crois me souvenir que nous n’avons pas mangé tellement ils étaient impertinents et acides. Car je crois qu’il était tout en nuance : cultivé (extrèmement érudit), drôle, sensible, acide, impertinent, créatif, gentil. Il avait une grande confiance dans ceux qui l’entouraient, et en même temps il était invivable. Imaginez! avoir la responsabilité des dimanches sur une chaîne nationale et inventer chaque dimanche une télé nouvelle ! Imaginez le choc immense que cela a pu faire à l’époque que de voir Desproges, Prévost, Piem, Colaro et Bonte qui n’hésitaient pas un seul instant à être incisifs… mais sans jamais être méchant. Je crois que jamais la presse n’a autant tapé sur une émission de télé. Voilà , juste un hommage à l’un des derniers géants de la télé. Adieu Monsieur Jacques ! La très belle musique d’Eric Satie en générique du petit rapporteur L’équipe du »Petit rapporteur » (Sipa)