Finances

Crise des « subprimes » : Banque Populaire et Caisse d’Epargne vont reprendre une filiale de Natixis

La Banque Populaire et la Caisse d'Epargne vont racheter à Natixis la totalité du capital de CIFG, sa filiale américaine, très impliquée dans les crédits immobiliers à risque, et lui apporter un soutien financier d'environ 1,5 milliard de dollars « Le Groupe Banque Populaire et le Groupe Caisse d'Epargne, déterminés dans le soutien à leur société commune Natixis, ont décidé ce jour de se porter acquéreurs de la totalité du capital de CIFG, filiale de rehaussement de crédit détenue à 100 % par Natixis, et de lui apporter les ressources financières nécessaires au maintien de son rating AAA auprès des trois agences de notation financière », indiquent les deux groupes dans un communiqué conjoint. L'agence Fitch avait estimé le 6 novembre, à l'occasion d'un large passage en revue des critères pour noter les émetteurs d'obligations, que la probabilité pour la CIFG Guaranty (CIFG), qui opère sur le marché des CDO, (créances immobilières risquées), de se voir retirer sa note AAA avait augmenté, ce qui accroissait la nécessité de la recapitaliser. Le montant de ce soutien financier est évalué à environ « 1,5 milliard USD », précise le communiqué. Il devrait être mis à disposition de CIFG « dans le mois à venir ». Ces opérations sont soumises à l'approbation des « autorités compétentes en France et à l'étranger » et seront finalisées « dans les prochaines semaines », précise le communiqué. afp()

Nicolas Bouzou - ASTERES – Croissance du PIB en France

Les réformes structurelles sont urgentes. La croissance du PIB a atteint 0,7% au troisième trimestre. Si l'on était aux Etats-Unis, on dirait que la croissance en rythme annualisé s'est établi à 2,8%, ce qui est plutôt élevé. Sans être exceptionnel toutefois. N'oublions pas, par exemple, que, sur la même période, malgré l'immobilier, malgré le subprime, la croissance de l'économie américaine à frisé les 4%. Cela n'enlève rien au fait que le chiffre pour la France est rassurant. Surtout, cette croissance apparaît relativement équilibrée et semble enfin reposer sur des bases assez saines. Les stocks, en particulier, n'ont pas contribué à la croissance. Le rebond de l'activité n'est donc pas à mettre au crédit d'un quelconque effet technique lié à des comportements de restockage. La consommation des ménages, structurellement forte, a accéléré au troisième trimestre (0,8%, après 0,6% au T2). Les gains de pouvoir d'achat engrangés au premier semestre ont été en grande partie dépensés. C'est bon pour la conjoncture. Ainsi, en T3, la consommation a expliqué plus de 65% de la croissance du PIB. Toujours du côté des ménages, l'investissement logement a continué d'augmenter au T3 (+0,1%, et +0,3% en glissement annuel). Preuve que le ralentissement nécessaire du secteur de la construction se fait de façon ordonnée. Le krach tant redouté n'existe pour l'instant que dans l'imagination de certains, pas dans les chiffres. Les déductions fiscales en faveur des intérêts d'emprunts immobiliers, par ailleurs critiquables, dynamiseront en outre cette composante de la croissance l'année prochaine. Concernant les entreprises, les chiffres sont un peu plus mitigés. L'investissement des sociétés non financières a rebondi (+1%). Toutefois, ce chiffre est un peu en trompe l'œil. En effet, si l'investissement progresse, le taux d'investissement (c'est-à-dire la part de l'investissement dans le PIB) stagne à 11,3%, une misère. La restauration de la compétitivité des entreprises françaises passerait donc par des progressions de l'investissement beaucoup plus fortes. L'effort de politique économique devrait donc en priorité porter sur ce point. La bonne nouvelle émane clairement des exportations. Celles-ci se sont littéralement envolées, de 1,7%, au troisième trimestre. Il ne s'agit certes pas d'un rythme record, mais d'une belle performance dans un contexte d'euro fort. Sans vouloir jouer les Cassandre, on comprend tout de même mal par quel miracle les difficultés des entreprises françaises à l'export auraient disparu depuis le début de l'été. C'est pourquoi il est difficile de penser que cette performance pourra être reconduite au T4. Du coup, l'acquis de croissance à la fin du troisième trimestre s'élève à 1,8%. Pour atteindre la symbolique barre des 2%, il faudrait que la croissance du T4 s'élève encore à 0,7%. Les indicateurs dont nous disposons déjà pointent plutôt vers 0,5% maximum. Ainsi, sur l'ensemble de 2007, la croissance s'élèverait à 1,8-1,9%. Les réformes structurelles sont urgentes. Nicolas Bouzou - Gérant de ASTERES (Analyses et Prévisions Economiques) nbouzou@asteres.fr www.asteres.fr Nicolas Bouzou est à votre service pour animer ou diriger vos conférences : www.asteres.fr/contact.


Nicolas Bouzou - ASTERES – Croissance du PIB en France

Les réformes structurelles sont urgentes. La croissance du PIB a atteint 0,7% au troisième trimestre. Si l'on était aux Etats-Unis, on dirait que la croissance en rythme annualisé s'est établi à 2,8%, ce qui est plutôt élevé. Sans être exceptionnel toutefois. N'oublions pas, par exemple, que, sur la même période, malgré l'immobilier, malgré le subprime, la croissance de l'économie américaine à frisé les 4%. Cela n'enlève rien au fait que le chiffre pour la France est rassurant. Surtout, cette croissance apparaît relativement équilibrée et semble enfin reposer sur des bases assez saines. Les stocks, en particulier, n'ont pas contribué à la croissance. Le rebond de l'activité n'est donc pas à mettre au crédit d'un quelconque effet technique lié à des comportements de restockage. La consommation des ménages, structurellement forte, a accéléré au troisième trimestre (0,8%, après 0,6% au T2). Les gains de pouvoir d'achat engrangés au premier semestre ont été en grande partie dépensés. C'est bon pour la conjoncture. Ainsi, en T3, la consommation a expliqué plus de 65% de la croissance du PIB. Toujours du côté des ménages, l'investissement logement a continué d'augmenter au T3 (+0,1%, et +0,3% en glissement annuel). Preuve que le ralentissement nécessaire du secteur de la construction se fait de façon ordonnée. Le krach tant redouté n'existe pour l'instant que dans l'imagination de certains, pas dans les chiffres. Les déductions fiscales en faveur des intérêts d'emprunts immobiliers, par ailleurs critiquables, dynamiseront en outre cette composante de la croissance l'année prochaine. Concernant les entreprises, les chiffres sont un peu plus mitigés. L'investissement des sociétés non financières a rebondi (+1%). Toutefois, ce chiffre est un peu en trompe l'œil. En effet, si l'investissement progresse, le taux d'investissement (c'est-à-dire la part de l'investissement dans le PIB) stagne à 11,3%, une misère. La restauration de la compétitivité des entreprises françaises passerait donc par des progressions de l'investissement beaucoup plus fortes. L'effort de politique économique devrait donc en priorité porter sur ce point. La bonne nouvelle émane clairement des exportations. Celles-ci se sont littéralement envolées, de 1,7%, au troisième trimestre. Il ne s'agit certes pas d'un rythme record, mais d'une belle performance dans un contexte d'euro fort. Sans vouloir jouer les Cassandre, on comprend tout de même mal par quel miracle les difficultés des entreprises françaises à l'export auraient disparu depuis le début de l'été. C'est pourquoi il est difficile de penser que cette performance pourra être reconduite au T4. Du coup, l'acquis de croissance à la fin du troisième trimestre s'élève à 1,8%. Pour atteindre la symbolique barre des 2%, il faudrait que la croissance du T4 s'élève encore à 0,7%. Les indicateurs dont nous disposons déjà pointent plutôt vers 0,5% maximum. Ainsi, sur l'ensemble de 2007, la croissance s'élèverait à 1,8-1,9%. Les réformes structurelles sont urgentes. Nicolas Bouzou - Gérant de ASTERES (Analyses et Prévisions Economiques) nbouzou@asteres.fr www.asteres.fr Nicolas Bouzou est à votre service pour animer ou diriger vos conférences : www.asteres.fr/contact.

KRACH ?

KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes La crise des subprimes s'amplifie. Les dirigeants des banques centrales pensent que l'on a sous-estimé la crise. Les autorités des marchés financiers, les analystes des plus grandes banques d'affaires américaines multiplient les conseils de prudence vis à vis des investissements sur les marchés financiers.

Le downsizing a le vent en poupe !

Pour répondre aux angoisses environnementales des automobilistes, les constructeurs ont un mot miracle, le downsizing ! Sous ce vocable d'origine anglo-saxonne - signifiant une réduction de taille - se cachent de multiples implications industrielles. La gageure des constructeurs est désormais de concevoir des moteurs de poids, d'encombrement et surtout de cylindrée réduite - mais de puissance accrue - qui affichent des consommations et émissions nocives minimales. Tous font assaut d'inventivité pour relever un tel défi.

Nicolas Bouzou - ASTERES - ECONOMIE BRESILIENNE : Un environnement économique toujours plus favorable

Les indicateurs récents concernant l'économie brésilienne font état d'une croissance économique forte. Les comptes trimestriels n'ont pas encore été publiés, mais l'activité a été apparemment dynamique. La production manufacturière a augmenté de 6,7% au troisième trimestre (sur un an). Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis le troisième trimestre 2004. A 87%, le taux d'utilisation des capacités de production est au plus haut depuis plus de 10 ans. D'après nos estimations, plus de 2,6 millions de véhicules légers auront été produits cette année. En conséquence, le taux de chômage est passé de 10 à 9,3% de la population active au troisième trimestre. La consommation devrait donc aussi avoir été vigoureuse. Tout ceci dans un contexte d'inflation raisonnable (4% contre pas loin de 6% pour l'ensemble des pays émergents). D'ailleurs, les chiffres récents issus de la distribution sont excellents. Tous les grands circuits spécialisés connaissent des progressions en volume à deux chiffres. Les performances du secteur automobile sont particulièrement spectaculaires. Des gains substantiels de pouvoir d'achat et un recours important au crédit portent les dépenses. A court terme, le seul point un peu préoccupant est lié aux exportations. Celles-ci n'ont gagné que 8,7% au troisième trimestre (après 24,1% au T2). Et depuis la fin de 2006, les importations américaines en provenance d'Amérique latine sont en baisse. Il n'empêche, il semble bien que la demande interne soit en mesure de prendre le relais de la demande extérieure si jamais l'économie américaine s'essoufflait franchement. C'est pourquoi nous anticipons toujours pour 2007 une croissance du PIB de 5% (avant 4,7% en 2008). A long terme, nous nous attendons aussi à de bonnes performances. La politique économique a considérablement gagné en stabilité et en prévisibilité ces dernières années, ce qui a permis l'émergence d'un contexte favorable à l'esprit d'entreprise et aux investissements étrangers. Une gestion rigoureuse et le boom des prix des hydrocarbures ont permis une diminution sensible du déficit des finances publiques. Même la gouvernance des entreprises a tendance à s'améliorer. Enfin, le niveau d'éducation s'améliore. Les aides attribuées par le président Cardoso (le prédécesseur de Lula) semblent montrer leur efficacité. Restent bien entendu des problèmes : la pression fiscale, toujours très élevée, l'hyper-réglementation dans certains secteurs et, surtout, la vétusté des infrastructures (routes, ports, voies ferrées, électricité…), véritable frein à la circulation des marchandises et des hommes. En 2007, le gouvernement consacrera moins de 1% du PIB à l'investissement public. Pour mettre les infrastructures à niveau, un chiffre d'au moins 1,5% pendant plusieurs années serait nécessaire. Le gouvernement en est conscient. Mais au Brésil, les blocages viennent souvent des ratés dans l'exécution. Nicolas Bouzou - Gérant de ASTERES (Analyses et Prévisions Economiques) nbouzou@asteres.fr www.asteres.fr Nicolas Bouzou est à votre service pour animer ou diriger vos conférences : www.asteres.fr/contact.

L’américain GMAC lorgnerait le britannique Northern Rock

La banque britannique en difficulté Northern Rock constitue une cible d'acquisition pour lle groupe de services financiers GMAC, ex division du constructeur automobile General Motors GMAC souhaiterait combiner l'activité américaine de crédit immobilier de sa filiale ResCap avec Northern Rock. Mais une cession de ResCap n'est pas à exclure.

Union européenne: La Commission veut améliorer les services financiers

Effets de la crise américaine des crédits ou souci de mieux protéger les consommateurs? Tarifs bancaires, crédit immobilier, assurance automobile : Bruxelles veut améliorer la transparence et la concurrence en Europe. La Commission européenne annonce qu'elle souhaite arriver d'ici mi-2008 à un accord avec le secteur bancaire pour améliorer le fonctionnement des services financiers pour le grand public en Europe. "Je préfèrerais des codes de bonne conduite" adoptés sur une base volontaire par le secteur bancaire, a indiqué le commissaire au Marché intérieur, Charlie McCreevy, Mais si ça ne suffit pas, "je n'exclus pas une approche réglementaire":"les consommateurs devraient pouvoir comparer les prix pour trouver la meilleure offre", évoquant "plusieurs problèmes à régler". 23 SECTEURS SURVEILLES..... Le commissaire estime notamment que le consommateur devrait avoir davantage de choix au moment d'ouvrir un compte bancaire. Il a jugé trop compliquées les modalités de changement de banque dans certains pays et a dénoncé la pratique de certaines banques qui lient l'octroi d'un prêt à la signature d'un contrat d'assurance spécifique.La Commission compte aussi faire des propositions "d'ici la fin de l'année" - dès le 19 décembre - sur le crédit immobilier, afin de diversifier les offres tout protégeant le consommateur. Bruxelles étudie aussi les pratiques des assureurs avec le souhait que les consommateurs puissent mieux comparer les offres de différentes pays de l'Union européenne, notamment dans l'assurance automobile. Banquiers et assureurs sont loin d'être les seuls à être dans le collimateur de la Commission européenne.

Dexia rachète des crédits immobiliers au britannique Bradford & Bingley

La banque franco-belge Dexia a annoncé l'acquisition auprès du britannique Bradford & Bingley d'un portefeuille de prêts aux sociétés de financement du logement social d'une valeur de 3 milliards d'euros. Dexia prend ainsi pied au Royaume-Uni, où plusieurs banques spécialisées font face à des...

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Etats-Unis : recul des prix dans l’immobilier

- Le prix médian des maisons individuelles a baissé de 2 % aux Etats-Unis au troisième trimestre (sur un an), avec de fortes disparités régionales soulignant l'hétérogénéité du marché immobilier américain, selon un rapport de l'association des agents immobiliers (NAR) publié hier. Le prix médian a...