Crédit conso

Le downsizing a le vent en poupe !

Pour répondre aux angoisses environnementales des automobilistes, les constructeurs ont un mot miracle, le downsizing ! Sous ce vocable d'origine anglo-saxonne - signifiant une réduction de taille - se cachent de multiples implications industrielles. La gageure des constructeurs est désormais de concevoir des moteurs de poids, d'encombrement et surtout de cylindrée réduite - mais de puissance accrue - qui affichent des consommations et émissions nocives minimales. Tous font assaut d'inventivité pour relever un tel défi.

Nicolas Bouzou - ASTERES - ECONOMIE BRESILIENNE : Un environnement économique toujours plus favorable

Les indicateurs récents concernant l'économie brésilienne font état d'une croissance économique forte. Les comptes trimestriels n'ont pas encore été publiés, mais l'activité a été apparemment dynamique. La production manufacturière a augmenté de 6,7% au troisième trimestre (sur un an). Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis le troisième trimestre 2004. A 87%, le taux d'utilisation des capacités de production est au plus haut depuis plus de 10 ans. D'après nos estimations, plus de 2,6 millions de véhicules légers auront été produits cette année. En conséquence, le taux de chômage est passé de 10 à 9,3% de la population active au troisième trimestre. La consommation devrait donc aussi avoir été vigoureuse. Tout ceci dans un contexte d'inflation raisonnable (4% contre pas loin de 6% pour l'ensemble des pays émergents). D'ailleurs, les chiffres récents issus de la distribution sont excellents. Tous les grands circuits spécialisés connaissent des progressions en volume à deux chiffres. Les performances du secteur automobile sont particulièrement spectaculaires. Des gains substantiels de pouvoir d'achat et un recours important au crédit portent les dépenses. A court terme, le seul point un peu préoccupant est lié aux exportations. Celles-ci n'ont gagné que 8,7% au troisième trimestre (après 24,1% au T2). Et depuis la fin de 2006, les importations américaines en provenance d'Amérique latine sont en baisse. Il n'empêche, il semble bien que la demande interne soit en mesure de prendre le relais de la demande extérieure si jamais l'économie américaine s'essoufflait franchement. C'est pourquoi nous anticipons toujours pour 2007 une croissance du PIB de 5% (avant 4,7% en 2008). A long terme, nous nous attendons aussi à de bonnes performances. La politique économique a considérablement gagné en stabilité et en prévisibilité ces dernières années, ce qui a permis l'émergence d'un contexte favorable à l'esprit d'entreprise et aux investissements étrangers. Une gestion rigoureuse et le boom des prix des hydrocarbures ont permis une diminution sensible du déficit des finances publiques. Même la gouvernance des entreprises a tendance à s'améliorer. Enfin, le niveau d'éducation s'améliore. Les aides attribuées par le président Cardoso (le prédécesseur de Lula) semblent montrer leur efficacité. Restent bien entendu des problèmes : la pression fiscale, toujours très élevée, l'hyper-réglementation dans certains secteurs et, surtout, la vétusté des infrastructures (routes, ports, voies ferrées, électricité…), véritable frein à la circulation des marchandises et des hommes. En 2007, le gouvernement consacrera moins de 1% du PIB à l'investissement public. Pour mettre les infrastructures à niveau, un chiffre d'au moins 1,5% pendant plusieurs années serait nécessaire. Le gouvernement en est conscient. Mais au Brésil, les blocages viennent souvent des ratés dans l'exécution. Nicolas Bouzou - Gérant de ASTERES (Analyses et Prévisions Economiques) nbouzou@asteres.fr www.asteres.fr Nicolas Bouzou est à votre service pour animer ou diriger vos conférences : www.asteres.fr/contact.


Livret A : une compensation pour La Poste

Le feu vert de Bercy accordé à la Banque Postale pour faire des crédits à la consommation est une bonne nouvelle pour la filiale de La Poste, qui doit se préparer à la banalisation du livret A que la Commission de Bruxelles exige pour février 2008. Pour autant, la perte de l'exclusivité de la distribution du livret ne sera pas forcément synonyme de pertes pour la banque. Le fait que Bruxelles ait reconnu que la Banque Postale exerce, grâce au livret A, une mission d'intérêt général d'accessibilité de tous aux services bancaires ouvre la voie au maintien d'une compensation financière. Des pistes en ce sens devraient être évoquées dans le rapport que Michel Camdessus doit remettre au gouvernement le 15 décembre prochain. La Banque Postale pourrait ainsi continuer de percevoir une commission de rémunération plus importante que les autres réseaux.

Leclerc Mobile entre en scène

Le géant de la distribution se lance enfin dans l'aventure du mobile. Après Carrefour et Auchan, Leclerc annonce son partenariat avec AFONE, MVNO de SFR et présente une offre en prépayée avec tarif dégressif en fonction de la durée de communication. Une étape pour le distributeur qui a des ambitions dans la convergence.

Salafin prochainement en bourse de Casablanca

Casablanca - La société de crédit à la consommation du groupe BMCE "Salafin" a annoncé mardi son introduction en bourse des valeurs de Casablanca, dont la première cotation effective aura lieu le 17 décembre prochain. Cette cotation interviendra après clôture de la période des souscriptions ouvertes au grand public et aux institutionnels du 28 novembre au 3 décembre, avec possibilité d'une clôture anticipée le 29 courant. Cette introduction se fera par émission sur la place boursière de 447.761 actions selon une fourchette de prix fluctuant entre 585dh et 670dh l'action, a indiqué le président du directoire de Salafin, M. Mohamed Amine Bouabid, qui présentait, mardi au siège de la bourse de Casablanca, le schéma technique et les objectifs de cette opération à la presse et aux analystes. Les recettes levées de cette cotation seront affectées au renforcement des fonds propres de Salafin pour que cette dernière se permette de financer son plan d'expansion 2008-2011, a-t-il confié. Aussi le montant levé sera destiné à la consolidation de l'image de marque de la société auprès du marché financier, du grand public et des partenaires potentiels, a-t-il encore précisé. L'offre de cette opération de cotation est structurée en cinq types d'ordre, le premier est réservé aux salariés de Salafin, portant sur une cession de 17.910 actions (soit 4 pc du nombre total des actions émises). Les trois autres types d'ordre sont attribués aux personnes physiques marocaines et étrangères, résidentes ou non résidentes, et aux personnes morales de droit marocain ou de droit étranger. Et le 5e type d'ordre enfin est réservé aux investisseurs institutionnels étrangers et aux personnes morales de droit étranger, justifiant de plus d'une année d'existence au 28 du mois en cours, et dont l'objectif social prévoit comme activité principale ou régulière l'investissement en valeurs mobilières et exprimant des ordres inférieurs ou égaux à 44.776 titres. La société prévoit une augmentation de produit net bancaire (PNB) qui serait multiplié par plus de 2,4 en passant de 176 millions de dh en 2006 à 422 millions de dh en 2010, soit un taux de croissance annuelle moyen de 24,3 pc. L'introduction de la société Salafin en bourse porte le nombre des sociétés de différentes tailles cotées en bourse à 70 entreprises pour une capitalisation de marché estimée actuellement à 600 milliards de DH.

Une offre déjà commercialisée ailleurs en Europe

· AllemagneComparée à sa consoeur française, la poste allemande a pu développer assez rapidement ses activités bancaires. En 1990, la Deutsche Bundespost s'est réorganisée en trois divisions - les services postaux, bancaires et de télécommunications -, en même temps qu'elle intégrait les activités...

L’euro franchit 1,48 dollar pour la première fois

L'euro a franchi mardi pour la première fois le seuil de 1,48 dollar, face à un billet vert fragilisé par l'affaiblissement de l'économie américaine et les craintes relatives à la crise du crédit, ce qui a provoqué de nouvelles réactions inquiètes d'officiels européens. Vers 19H20 GMT, la monnaie européenne s'est hissée jusqu'à 1,4820 dollar, nouveau record depuis sa création en 1999. A 19H00 (20H00 à Paris), un euro permettait d'acheter 1,4786 dollar, contre 1,4665 la veille vers 22H00 GMT. Le département du Commerce américain a révélé mardi que les mises en chantier de logements avaient rebondi de 3% en octobre. Mais elles se remettent seulement d'un plus bas depuis une décennie. Par ailleurs, les permis de construire ont reculé de 6,6%, à leur plus bas depuis juillet 1993. Confrontés à des conditions de crédit plus rigoureuses depuis l'éclatement de la crise des "subprime" -le marché du crédit hypothécaire à risque- les Américains ont du mal à financer l'acquisition de leur logement, ce qui fait baisser la demande. Dans l'ancien, les stocks de logements invendus s'accumulent. "Le marché immobilier reste en très grande difficulté", a résumé Paul Ashworth, économiste chez Capital Economics. Aux déboires de l'immobilier, qui fait craindre pour les perspectives de la consommation, et donc de la croissance, s'ajoutent les craintes sur les conséquences de la crise des "subprime" sur le secteur financier. Les spéculations sur l'ampleur de cette crise sont ambivalentes pour le dollar. Lorsque son impact semble circonscrit à l'économie américaine, le dollar accuse seul le coup. Or mardi, les deux géants américains du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, se sont écroulés en Bourse. Cela "a contribué à la faiblesse du dollar, car les inquiétudes générées par la crise semblent de plus en plus se concentrer sur les seuls Etats-Unis", a souligné Ashraf Laidi, chez CMC Markets. Si au contraire, il semble aux investisseurs que cette crise doive se diffuser au reste de l'économie mondiale, le billet vert profite de sa qualité de valeur refuge. Mais celle-ci est de plus en plus entamée par la dépréciation progressive de la devise. Dans ce contexte, une écrasante majorité d'investisseurs s'attend à ce que la Réserve fédérale américaine (Fed) baisse en décembre ses taux d'intérêt, pour apporter un peu d'oxygène à l'économie. Le taux directeur de la Fed est déjà passé de 5,25% début septembre à 4,50% depuis le 31 octobre, entamant le rendement du billet vert. Si la Fed procède à un troisième allègement monétaire le 11 décembre, le taux directeur descendrait à 4,25%. Les minutes de la dernière réunion de la Fed, qui devraient apporter un peu de lumière sur le diagnostic économique de la banque centrale, étaient attendues à 19H00 GMT. La monnaie unique a par ailleurs atteint un nouveau plus haut depuis juin 2003 face à la livre sterling (à 0,7175 livre pour un euro) sur fond de spéculations sur une prochaine baisse des taux au Royaume-Uni, début 2008, ou dès le mois de décembre. Le pic de l'euro a suscité de nouveaux commentaires inquiets de la part d'officiels européens. Le président de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro), Jean-Claude Juncker, a déploré les "changements soudains intervenant sur les marchés des changes". Il a cependant souligné que jusqu'à présent, l'appréciation de l'euro face au billet vert avait eu un impact "relativement limité" sur les exportations. Le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia a fait part de sa "préoccupation" face à la volatilité des changes.

Canada: inflation en baisse à 2,4% en octobre

- L'inflation a ralenti en octobre au Canada s'inscrivant à 2,4% sur un an contre 2,5% en septembre et pour la première fois en plus d'un an, l'indice de référence est passé au dessous du taux cible de 2% de la Banque du Canada.L'indice de référence utilisé par la Banque du Canada pour surveiller...

Indice des prix à la consommation, octobre 2007

Les prix à la consommation ont affiché une hausse de 2,4 % en octobre comparativement au même mois en 2006, soit un léger ralentissement par rapport au taux de croissance de 2,5 % enregistré en septembre. L'indice de référence de la Banque du Canada s'est accru de 1,8 %, soit sa plus faible augmentation depuis juin 2006.

Découverte d’un mécanisme biologique de consommation accrue de CO2 dans les océans

Les organismes marins microscopiques connus sous le nom de plancton augmentent leur consommation de carbone lorsqu'ils sont soumis à des concentrations plus élevées en CO2 dissous, d'où une atténuation de l'effet de serre à l'échelle mondiale. Un groupe international de scientifiques dirigés par l'Institut Leibniz de sciences marines de Kiel (Allemagne) a étudié pour la première fois ce mécanisme biologique au sein d'une communauté planctonique.

Banque Postale : la réforme douce

C'est la fin d'une exception française. Christine Lagarde a autorisé hier La Banque Postale à distribuer du crédit à la consommation. Elle met ainsi les faits en accord avec l'histoire et avec le droit. Avec l'histoire, puisque La Poste distribue le Livret A depuis 1881, propose un compte à vue...

La belle santé du groupe familial Clarins nourrit les spéculations d’OPA

L'action Clarins s'envolait à nouveau lundi à la Bourse de Paris, grâce à l'espoir d'une OPA d'un géant mondial du luxe, des cosmétiques, ou même des biens de grande consommation, sur le groupe familial qui affiche un brillant parcours boursier sur cinq ans mais s'essoufle. A la mi-journée, l'action Clarins gagnait plus de 8% à 64,91 euros, donnant une capitalisation boursière de 2,8 milliards d'euros au cosméticien, fondé en 1954 et solidement contrôlé par la famille Courtin-Clarins. Depuis six mois, les rumeurs d'OPA se succèdent. Les noms de L'Oréal, leader mondial du secteur, ou du groupe de luxe PPR, reviennent le plus souvent. L'acquéreur éventuel devra débourser entre 3 et 3,4 milliards d'euros pour que la famille dise oui, estiment les analystes du Crédit Mutuel. PPR "tient la corde" et l'opération "devrait être formalisée avant la fin du mois", affirme lundi La lettre de l'Expansion. "Si ce schéma se confirme, le repreneur pourrait remettre en cause l'avenir de l'usine +parfums+ de Clarins situé à Strasbourg (500 personnes)", croit savoir la lettre. "Cette rumeur est récurrente. On cite aussi L'Oréal, qui prévoit de vendre sa participation dans Total" et aura de l'argent à investir, a tempéré Isabelle Enos-Letellier, gérante chez B-Capital. "Clarins est loin d'être bon marché en Bourse et je ne vois guère de marge de progression supplémentaire", a ajouté la même source. L'action a déjà gagné 187% sur cinq ans, contre 21% pour l'Oréal, le grand rival. Le leader mondial n'a cependant pas dit son dernier mot. Depuis un an, il met les bouchées doubles, au plan commercial, pour retrouver son statut de "valeur de croissance", portée par le dynamisme de la demande mondiale de cosmétiques. Grâce à cet effort, L'Oréal a repris l'avantage en Bourse depuis un an, avec +19%, contre +10% pour un Clarins qui plafonne, et se maintient surtout grâce au soutien ponctuel des rumeurs d'OPA. Le 12 septembre, l'action Clarins avait fait un premier bond de 8,35% après une étude du courtier Oddo y voyant "une proie idéale" pour L'Oréal, dont le directeur général Jean-Paul Agon, avait confié avoir "de bonnes relations" avec Christian Courtin-Clarins, président du directoire du groupe éponyme. Un mois plus tard, nouvelle rumeur, dopant l'action de 5,80%: PPR entrerait au capital de Clarins, déjà propriétaire des marques Azzarro et Thierry Mugler, pour lui apporter Yves Saint-Laurent Beauté. Mais "PPR ne devrait pas être le seul en lice". Le cosméticien "peut aussi bien intéresser" des géants du du luxe et des cosmétiques que des biens de consommation", estiment les analystes du Crédit Mutuel. L'américain Procter et Gamble, qui vaut 227 milliards de dollars en Bourse, ne ferait qu'une bouchée de Clarins. Il pourrait être alléché par l'image de marque du français, bâtie sur une stratégie de qualité des produits. Clarins n'est cependant pas en position de force pour faire monter les enchères. Peu présent aux Etats-Unis, il contrôle à peine 1% du marché mondial, ce qui le prive des économies d'échelle qui ont fait la force de L'Oréal.