Wall Street dans le rouge, Citigroup sanctionné

La Bourse de New York repartait dans le rouge lundi, malgré des résultats moins mauvais que prévu de Citigroup et la création d'un fonds commun par les principales banques afin de restaurer la liquidité sur le marché des crédits: le Dow Jones cédait 0,12%, et le Nasdaq 0,08%. Vers 13H45 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 16,42 points à 14.076,66 points, tandis que l'indice composite du Nasdaq abandonnait 2,26 points à 2.803,42 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 laissait, lui, 0,08% (+1,28 point) à 1.560,52 points. Vendredi, Wall Street a clôturé nettement en hausse, à la faveur de bons indicateurs économiques qui ont quelque peu rassuré les investisseurs sur la santé de l'économie américaine: le Dow Jones avait pris 0,58%, le Nasdaq 1,16% et le S&P 500 0,52%. La semaine passée a aussi été par ailleurs marquée par de nouveaux records du Dow Jones (14.198,10 points) et du S&P 500 (1.576,09 points). La place new-yorkaise s'est tournée lundi vers le secteur bancaire--objet de toutes les attentions depuis la crise financière de cet été-- fort mouvementé avec le début des annonces des performances trimestrielles des grosses capitalisations et la création d'un fonds pour palier l'absence de liquidités sur le marché de crédit. Le premier groupe bancaire américain Citigroup (-2,36% à 46,74 USD) a fait état d'une chute de son bénéfice net au troisième trimestre de 57% à 2,38 milliards de dollars, contre -60% estimée en début du mois, à cause de la crise des prêts hypothécaires à risques ("subprime"). Citigroup a aussi indiqué travailler sur ses points faibles pour le quatrième trimestre. Pour Al Goldman (A.G Edwards), le message envoyé par Citigroup est un "optimisme à court terme" or le marché a besoin d'un cataclysme qui le soutienne à long terme, estime M Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald. Selon les analystes, si la création d'une structure commune chargée de ramener la liquidité sur le marché du crédit, via le rachat, pendant une durée déterminée, des actifs de haute qualité qui ne trouvent pas preneurs, est une aide psychologique qui peut influencer la tendance, les investisseurs ont besoin d'être assurés que "le pire est vraiment derrière nous", juge M. Pado. Le marché obligataire baissait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 4,699% contre 4,687% vendredi soir, et celui à 30 ans à 4,913% contre 4,905%.

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