La Bourse de Paris était en forte baisse mercredi à la mi-séance, le CAC 40 cédant 1,93%, et testant la barre des 5.400 points sur fond de pétrole et d'euro forts, dans le sillage des Bourses asiatiques. A 11H45 (10H45 GMT), l'indice parisien cédait 106,40 points à 5.400,28 points, dans un volume d'échanges de 2,1 milliards d'euros. Le recul était général en Europe, Londres reculant de 1,59%, Francfort de 1,36% et l'Eurostoxx de 1,90%. "Il y a un discours ambiant assez noir sur des anticipations de révisions à la baisse de résultats de sociétés par des analystes, liées à la décélération de la croissance", a souligné Yann Azuelos, de chez Meeschaert Gestion Privée. "Avec en plus l'euro au plus haut, la remontée du yen et les inquiétudes persistantes sur l'impact de la crise des crédits immobiliers américains, on a un bon cocktail baissier pour les Bourses", a noté M. Azuelos. "Le discours ambiant est assez morose", a-t-il ajouté. L'euro a atteint mercredi matin un nouveau record, à 1,4855 dollar, face à un dollar miné par le ralentissement économique attendu aux Etats-Unis, et les spéculations sur une baisse des taux d'intérêt au mois de décembre. Les investisseurs espèrent une nouvelle baisse du principal taux directeur lors de la prochaine réunion de la Fed, le 11 décembre. A l'occasion de la publication de ses minutes de la réunion du 31 octobre, la banque centrale américaine a baissé "de façon notable" ses prévisions de croissance de l'économie américaine, désormais attendue entre 1,8% et 2,5% en 2008, signe que la première économie du monde semble durablement ralentie par la faiblesse du marché immobilier et la crise du crédit. A New York, le baril de brut pour livraison en janvier a clôturé mardi pour la première fois de son histoire au-dessus de la barre de 98 dollars, à 98,03 dollars (+3,39 dollars). TOTAL (+0,60% à 55,24 euros) profite de la hausse des prix du pétrole, qui se rapproche du seuil des 100 dollars. EDF (+0,82% à 84,49 euros) négocie avec l'électricien chinois CGNPC pour devenir coinvestisseur dans la société qui construira les deux centrales EPR livrées par AREVA (-0,80% à 685,95 euros), selon Le Figaro mercredi. ALSTOM (-0,86% à 135,28 euros), menant un consortium avec l'égyptien Orascom, a été "retenu" pour la construction d'une centrale électrique en Algérie d'un montant "de l'ordre de 1,4 milliard d'euros". ALCATEL-LUCENT (-5,87% à 4,97 euros) baisse dans le sillage de son concurrent suédois Ericsson, sanctionné à Stockholm après avoir averti que les problèmes rencontrés sur le marché des réseaux allaient se poursuivre. SOCIETE GENERALE (-4,82% à 95,73 euros) baisse après que Goldman Sachs a baissé sa recommandation à "vendre" contre "neutre" auparavant. CREDIT AGRICOLE (-2,43% à 21,67 euros) a demandé à la Banque d'Espagne l'autorisation de monter à 30% du capital de Bankinter, selon le journal Expansion de mercredi. La banque française avait annoncé lundi qu'elle allait détenir 19,53% de la cinquième banque espagnole. NATIXIS (-6,36% à 11,04 euros) accroche les 11 euros, les analystes s'inquiétant en général de l'exposition des banques à la crise des "subprime" aux Etats-Unis. Les valeurs du secteur sont de nouveau très mal orientées à Paris. DANONE (-1,51% à 59,93 euros) a obtenu en justice le gel des actifs de dix entreprises, dans le cadre de son litige avec son partenaire historique en Chine, le fondateur du groupe Wahaha. UBISOFT (-3,25% à 53,50 euros) pâtit de recommandations négatives d'analystes, même si le groupe a renoué avec les bénéfices au premier semestre (clos fin septembre) de son exercice 2007-2008, affichant un résultat net de 30,6 millions d'euros contre une perte un an plus tôt. Il a de plus confirmé ses objectifs annuels dans un marché porté par les nouvelles consoles. TELEPERFORMANCE (+1,69% à 24,02 euros) a revu légèrement à la baisse ses prévisions 2007 de chiffre d'affaires et à la hausse son résultat net, et a annoncé une croissance de son activité de 12% en 2008. La société de centres d'appels a par ailleurs annoncé le rachat de 100% d'une société de services de relations clients implantée au Mexique.
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