Banque: réunion du conseil d’administration de Citigroup ce week-end, selon la presse

Le conseil d’administration de la première banque mondiale, l’américaine Citigroup, frappée de plein fouet par la crise des crédits hypothécaires à risque ( »subprime ») aux Etats-Unis, doit se réunir ce week-end, affirme vendredi le Wall Street Journal. De nouvelles dépréciations d’actifs pourraient figurer à l’ordre du jour de cette réunion d’urgence, indique le quotidien américain des affaires qui cite deux sources anonymes proches du dossier. Citigroup n’a souhaité faire aucun commentaire. Le groupe bancaire a vu son bénéfice net au 3e trimestre plonger de 57%, à 2,38 milliards de dollars, et a dû déprécier dans ses comptes 1,35 milliard. La banque a aussi perdu 1,56 milliard sur son portefeuille de titres obligataires adossés à des crédits « subprime », et 636 millions dans les activités de marché. L’action Citigroup a encore cédé 2,03% à 37,73 dollars, vendredi. Elle avait déjà lâché 6,89% jeudi, après une note de CIBC World Market suggérant qu’elle pourrait baisser son dividende, vendre des actifs ou augmenter son capital, afin de récupérer 30 milliards de dollars pour face à une pénurie de liquidités. Citigroup avait déjà chuté à la mi-octobre après la publication de ses résultats trimestriels laminés par la crise des « subprime ». Son action a perdu près de 32% depuis le début de l’année. Ces développements relancent les spéculations sur un éventuel départ du PDG de la banque, « Chuck » Prince, qui avaient été endormies ces derniers jours par le tumulte de la démission de Stanley o’Neal, PDG de Merrill Lynch, l’établissement qui a accusé les plus lourdes pertes à cause de la crise des « subprime ». La crise, qui a débuté par le ralentissement du marché immobilier américain et a déstabilisé le secteur des prêts hypothécaires à risque – ceux accordés aux ménages au profil financier fragile -, a eu un effet domino sur plusieurs types de placements, en raison de la multiplicité sur le marché de titres dérivés de créances. Ces titres, qui présentaient en théorie de forts rendements, sont devenus des coquilles vides en raison du grand nombre d’emprunteurs incapables d’honorer leurs créances, notamment les foyers qui ont emprunté à des taux très élevés pour acheter un logement quand le marché immobilier s’envolait.

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