Nice inaugure sa première ligne de tramway

Le tramway de Nice a effectué samedi son voyage inaugural sur les 8,7 kilomètres de la première ligne, qui relie les quartiers populaires du Nord et de l’Est en passant par le centre-ville. La première des vingt rames de couleur beige produites par Alstom a fait son entrée place Masséna, coeur historique de la ville, peu après 11H00. Sous une pluie de confettis, elle a symboliquement fendu un écran de papier représentant une vue de la même place, il y a plus de 60 ans, parcourue par le tramway de l’époque. Le tramway a disparu des rues de Nice en 1953. Il y fait son retour après plus de quatre années d’un chantier qui a subi de nombreux contretemps techniques et judiciaires. Durant tout le week-end, les Niçois pourront l’emprunter gratuitement avant la mise en vente, à partir de lundi, d’un titre de transport à 1,30 euro. Pour franchir la place Masséna, puis, quelques stations plus loin, la place Garibaldi, le tramway substitue à l’alimentation traditionnelle par caténaires un système de batteries autonomes. Selon Alstom, qui a mis au point le système, Nice est la première ville au monde à utiliser ce dispositif qui dégage le paysage des lignes aériennes. Le maire de Nice et président de l’agglomération Jacques Peyrat (UMP) a effectué le voyage inaugural de la rame aux côtés du président du conseil général des Alpes-Maritimes et secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Christian Estrosi, avant de le précéder à la tribune. Les deux hommes sont engagés dans une lutte ouverte pour la conquête de la mairie en mars prochain. Tout en louant un chantier qui « réunit » (Peyrat) et « transcende les clivages » (Estrosi), les allusions à la bataille municipale n’ont pas manqué. C’est Christian Estrosi qui a salué le travail de l’élu niçois en charge du tramway depuis quatre ans, Alain Sanz, absent de l’inauguration. Alain Sanz fait partie du groupe des neuf élus du conseil municipal auxquels Jacques Peyrat vient de retirer leurs délégations en raison de leur ralliement à Christian Estrosi. Le maire de Nice, qui a décidé d’être candidat à un troisième mandat sans l’investiture UMP obtenue par Estrosi, a placé son discours inaugural sous le sceau d’une « vieille devise parachutiste: +Qui ose, gagne+ ».

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