Les voitures : Kiev est une capitale, et comme dans toutes les capitales du monde les voitures y pullulent. Ayant fait partie de feu « bloc de l’est », on trouve quantité de Lada ou autres vieilles voitures typiques, mais aussi des camions ou tracteurs datant au moins des années 60. Vous avez bien compris que le principe d’un contrôle technique est totalement inconnu par ici. On trouve très régulièrement une de ces vieilles machines arrêtée au milieu de la route, en panne. Mais à coté de cela, Kiev est une ville ouverte, qui monte, où l’économie de marché fait fureur et où on peut (parfois) gagner beaucoup d’argent : on nous a dit qu’on y trouvait la plus forte concentration de Mercédes au monde et on veut bien le croire. Les belles et grosses voitures noires, rutilantes, aux vitres teintées, sont légion. En plus des belles berlines, il y a les gros 4*4 : vive les Hammer américains ! Et entre la gamme des vieilles voitures et celle des véhicules de luxe, que trouve-t-on ? et bien pas grand chose, ici c’est comme pour beaucoup d’autres aspects, la classe moyenne n’est que très peu représentée ! La conduite : Venant de notre petite ville provinciale, nous avons été un peu surpris des habitudes de conduite de nos voisins kieviens (ou kievois, ou… comme vous voulez). Mais je pense que même les parisiens auraient été perturbés. Ce mode de conduite est bien sûr encore plus visible quand cela commence à bouchonner (assez fréquent) : les ukrainiens deviennent très pragmatiques et occupent tout l’espace disponible pour mieux rouler. On voit alors des voitures doubler en roulant sur les trottoirs, occuper toutes les voies d’une route à double sens, ou remonter les sens interdits. Ces pratiques ne semblent surprendre personne ici et sont très efficaces. On en a testé certaines pour vous et c’est vrai que cela dépanne bien. Les accidents : Avec une conduite comme cela, on pouvait s’attendre à la présence de nombreux accidents: BINGO ! On trouve régulièrement 2 voitures ou plus arrêtées au milieu de la route, immobiles en attente des services de police (qui arrivent en général après plus de 2-3h). Il ne faut surtout pas bouger en cas d’accrochage, même s’il est bénin, car le constat amiable n’existe pas et ce sont les policiers qui vont faire tous les relevés. Les ukrainiens respectent ce principe à tout prix : le plus beau témoignage de cette rigueur, un petit accident juste sur un carrefour, à cheval sur les rails de 2 lignes de tramway, je vous laisse imaginer l’ampleur du bouchon généré ! Pourquoi pas de constat, pourtant si pratique ? parce que pas d’assurance ! Celle-ci n’est pas encore obligatoire et tous les constats d’accidents passent au tribunal. Il faut toujours être très attentif car certaines personnes non assurées font des petits cadeaux aux policiers chargés des constats, pour qu’ils soient remplis en leur faveur : cela reste malheureusement presque impossible à contrôler quand on ne parle pas couramment la langue. La meilleure défense ? l’absence d’accident ! On y consacre toute notre énergie et notre attention, avec succès jusqu’à présent. Petite devinette pour voir si vous commencez à comprendre la vie ukrainienne : Est-ce les bouchons qui créent la conduite qui engendre les accidents, ou est-ce les accidents qui entrainent les bouchons… Je vous laisse philosopher !
-
Catégories
-
Calendrier
novembre 2007 L Ma Me J V S D « oct 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30