L’angoisse d’ailleurs

Les dernières heures du jour s'écoulent Sous le soleil moins chaud déjà, si longues, Si pleines du parfum des foins qui monte, Du bruit des chars qui font trembler la route. Les feuilles en or ont des chansons douces ; Elle est paisible, la chanson de l'onde. Alors, si tout fleure la paix et l'ombre, Comment se fait-il que mon coeur se trouble ? Que je sente une tristesse ineffable En voyant vos pétales qui se fanent, Roses d'automne, et vos tiges brisées ; Et que pendant qu'au loin les près s'endorment Je pense aux chères âmes exilées - Devant le vieux canal et son eau morte ?

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