Bande son Je t'écris depuis ma tête aux tapisseries de fleurs orientales et parfums oppressants pour te dire comme il fait bon s'y allonger sur l'herbe ciel de nos vingt ans Je t'écris comme on tourne sa langue cette fois dans sa bouche mais demain Hier sur les pavés j'étais seule j'étais saoul du désespoir d'avancer en automate vers un destin qui me tire toujours un peu plus vers le haut mais la corde est raide et pas moyen d'en descendre l'hameçon de ton dos de ta gorge en appat-jour L'ampoule a grillé dans la nuit de tes yeux mais si tu me regardes J'éblouis du soleil incandescent des nuits passées à ne pas dormir dans l'attente d'un jour languissant Je roule Et avec moi s'emportent les vagues à chavirer des misères enfantines quand tu courais ma jupe quand je ne disais rien ou si peu qui nous ressemble il est encore tôt la vigne est encore vierge de rosée Il est encore tôt viens avec moi sur la jetée qu'on se laisse pousser des ailes au front de nos baisers et si ta voix fatigue j'étendrai mes branches pour t'y voir reposer L'ancre de nos rêves Comment t'expliquer ce qui chavire en moi quand l'eau paraît calme il suffirait d'un bond pour que tes bras prennent torrent j'ai beau ramer Je cours au naufrage comme d'autres courent les villes à la recherche d'un pont où il ferait bon s'amarrer je ne m'arrête pas mais si tu veux m'accompagner on pourra s'échanger nos points de vue sur l'horizon de tes paupières et divaguer à n'en plus taire C'est un silence qui déferle sur mes vitres quand tu n'es plus là Ta présence comme baromètre à mes humeurs l'aiguille se fige dans un ailleurs de continent Je girouette Entre deux tempéraments à tempérer canaliser extraire des souches d'un mortier stérile qui résonne à l'abandon A la recherche d'un rythme sur lequel se greffer Ton écho. (Dernière note ici, il est l'heure d'ouvrir la cage aux oiseaux)
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